Idées reçues

Le développement durable

« L’écologie et le développement durable, ça ne m’intéresse pas. »

Le monde est sur le point d’être bouleversé et ces enjeux concernent toute l’humanité : des pays vont disparaître, notre génération va connaître la fin des ressources halieutiques (les poissons) ainsi qu’un climat de plus en plus imprévisible, des conflits liés à l’eau, épuisement de certaines ressources (cuivre, uranium, etc.)… De plus en plus d’exemples montrent que notre modèle actuel n’est pas durable : scandales sanitaires, pics de pollution, etc.

Mais nous sommes persuadés que ça ne sert à rien d’être défaitiste : nous pouvons, à notre échelle, avoir un impact. Il y a en effet un foisonnement d’initiatives pour repenser la façon dont nous consommons, produisons et échangeons. Vous avez entendu parler du banquet des 5000 ? Cet événement a permis de cuisiner pour 5000 personnes, à partir d’invendus qui allaient être jetés (alors que parfaitement consommables bien sûr). Et ce n’est qu’un exemple parmi plein d’autres.

Être convaincu par la nécessité d’un développement plus soutenable n’implique pas manger du tofu et passer ses weekends à observer les insectes. C’est avant tout réfléchir à ce qu’on peut changer dans sa vie quotidienne, et se tenir informé (et cela peut bien sûr passer par diminuer sa consommation de viande, pour remplacer par du tofu, mais pas que !)

« Je pense qu’il vaut mieux penser aux populations qui meurent de faim plutôt qu’aux abeilles qui disparaissent. »

En fait, il ne s’agit pas d’alternatives : le développement durable vise à prendre en compte de manière intégrée les dimensions environnementales, sociales et économiques. Si les abeilles disparaissent, la production de nourriture sera beaucoup moins facile ! Prenons un autre exemple : le gaspillage alimentaire. Près de la moitié de la nourriture produite dans le monde est jetée. L’impact environnemental est énorme : émissions de gaz à effet de serre liées à la production, gâchis d’eau colossal, transport, production d’emballages, puis destruction de la nourriture gaspillée… Mais quand on sait que 842 millions de personnes souffrent de la faim actuellement (source FAO), on ne peut pas exclure la dimension sociale. De même, le changement climatique a un impact sur les populations les plus vulnérables, notamment des îles.

Et à Sciences Po ?

« A cause des écolos, on a super froid en cours. »

L’équipe de Sciences Po Environnement s’est penchée sur le microclimat de Sciences Po : chaleur étouffante dans certaines salles qui oblige à ouvrir les fenêtres en plein mois de décembre ; ou au contraire, froid glacial dans d’autres salles. 3 salles ont étés équipées de thermostats pour mesurer la température de ces salles-pilote au 13U et au 56. Aucune autre salle et aucun amphithéâtre ne sont concernés. Les bibliothèques non plus. 

L’idée d’un thermostat n’est pas de régler la température d’une pièce sur « froid polaire », mais justement de faire en sorte qu’il fasse la bonne température (que ceux qui se retrouvent le dos en sueur à cause du radiateur et la tête glacée à cause de la fenêtre ouverte comprendront l’intérêt !).

Pour l’instant, seules 3 salles sont équipées de thermostats, et notre objectif est de montrer que cela permet un meilleur confort et de faire des économies d’énergie. Nous avons montré les résultats d’analyse de ces 3 salles à l’administration afin qu’ils en tiennent compte dans la régulation du chauffage, sur laquelle Sciences Po Environnement n’a aucun droit et aucun accès.

« Pourquoi il n’y a pas le tri sélectif à Sciences Po ? »

Nous essayons, mais si le contrat de tri passé avec l’entreprise de collecte des déchets n’inclut pas le tri sélectif, installer différentes poubelles n’a pas d’impact. En effet, le contrat actuel induirait que les déchets triés à l’intérieur du campus seraient ensuite re-mélangés par l’entreprise de collecte. Plus d’infos sur notre site, rubrique « limitation des déchets ».

« Les écolos de Sciences Po Environnement sont moralisateurs. »

Ce n’est pas notre objectif. Nous essayons de montrer que le développement durable concerne tout le monde, et nous ne prétendons absolument pas vanter un seul mode de vie. Nous sommes convaincus que chacun peut trouver un moyen de s’engager en accord avec ses intérêts et ses valeurs. Nous donnons les faits ET les différents avis qui existent.

Pas besoin de tout savoir sur les changements d’usage des sols induits par la culture d’agrocarburants de première génération ou sur l’eutrophisation : l’association est un espace ouvert de débats et de discussions. Et nous essayons aussi de montrer que le développement durable n’est pas une contrainte mais ouvre au contraire plein de possibilités pour s’impliquer à son échelle, et également des perspectives d’emploi.

Rien qu’à Sciences Po Environnement, de nombreux projets vous attendent ! Vous avez le choix : vous voulez aller parler d’énergies renouvelables dans les écoles primaires ? Vous voulez organiser des simulations de négociations internationales sur le climat ? Organiser un échange de vêtements ? Ecrire des articles ? Faire des vidéos ? Organiser des projections de films ? Imaginer des conférences sur l’impact du changement climatique, le rôle des entreprises dans le développement durable, le projet de barrage de Belo Monte ? Tout est possible !

 

« Des ateliers cuisine, des sorties nature, pour quoi faire ? »

Parce qu’une association, c’est avant tout un lieu d’échanges et de rencontres avec d’autres étudiants motivés ! Ces ateliers et sorties sont des occasions de se rencontrer, se détendre, et réfléchir ensemble de notre mode de vie, dans un cadre agréable.

« Et vous êtes cohérents dans votre démarche ? »

Nous essayons de l’être ! Par exemple, les produits vendus à CAFéS, la cafétéria autogérée que nous avons ouverte en partenariat avec l’association PAVéS,  au 28 rue des Saints-Pères sont, dans la mesure du possible, bios, locaux et équitables. N’hésitez pas à aller discuter avec les permanenciers tous bénévoles, qui seront ravis d’échanger sur la démarche de cette cafétéria gérée par et pour les étudiants.

De plus, tout partenaire de l’association (financier ou non) doit être considéré comme éco-responsable, biologique ou local.

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